Création d’entreprise ou portage salarial : comment choisir ?

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Jean Philippe Daulaud

Lecture : 11 min | Par Jean Philippe Daulaud | Mis à jour — Avril 2026

3 statuts comparés • Simulations aux CA 60 k€, 90 k€ et 120 k€ • Données 2026 : PFU 31,4 %, IS 15/25 %, prélèvements sociaux 18,6 % • Convention collective IDCC 3219

Choisir entre portage salarial, SASU et EURL ne se joue pas sur le seul critère du salaire net. Chaque statut implique un arbitrage entre revenu disponible, protection sociale, charge administrative et capacité à bâtir un patrimoine professionnel. À chiffre d’affaires identique, l’écart de revenu net annuel peut dépasser 10 000 € entre ces trois options, dans un sens ou dans l’autre selon votre profil. Ce guide compare les trois statuts avec des simulations chiffrées 2026 à 60 000 €, 90 000 € et 120 000 € de CA, puis vous donne une grille de décision par profil. L’objectif : vous permettre de trancher sans revenir en arrière six mois après.

Portage salarial, SASU, EURL : en quoi ces trois statuts diffèrent-ils ?

Réponse directe : le portage salarial vous place sous contrat de travail sans création d’entreprise, la SASU et l’EURL vous imposent de créer une société avec obligations comptables et fiscales. Le portage et la SASU rattachent leur bénéficiaire au régime général de la Sécurité sociale, tandis que l’EURL dépend le plus souvent du régime des travailleurs non salariés (TNS).

Le portage salarial : vous êtes salarié d’une société tierce

Le portage salarial est une relation tripartite encadrée par l’article L.1254 du Code du travail et par la convention collective IDCC 3219. Vous signez un contrat de travail (CDI ou CDD de mission) avec une société de portage qui facture vos clients à votre place. Aucune structure juridique à créer de votre côté, aucune comptabilité à tenir, aucune déclaration fiscale spécifique à produire.

Concrètement, la société de portage prélève sur votre chiffre d’affaires hors taxes : ses frais de gestion (3 à 12 % selon les sociétés), les cotisations patronales et salariales, les taxes diverses. Ce qui reste devient votre salaire net, soit un taux de restitution compris entre 44 et 55 % du CA HT avant optimisations (frais professionnels, PEE, tickets restaurant).

La SASU : vous créez une société à l’impôt sur les sociétés

La Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle est une personne morale distincte de vous-même. Vous en êtes le président et l’associé unique. La société encaisse le chiffre d’affaires, paie ses charges, et vous verse soit un salaire de dirigeant (assimilé salarié au régime général, sans chômage), soit des dividendes après paiement de l’impôt sur les sociétés.

Les cotisations sociales sur le salaire du président représentent environ 82 % du net versé (54 % de charges patronales + 28 % de charges salariales selon les données 2026). Les dividendes, eux, ne supportent aucune cotisation sociale : ils sont imposés via le prélèvement forfaitaire unique (PFU) à 31,4 % en 2026, ou via le barème progressif de l’impôt sur le revenu avec abattement de 40 %.

L’EURL : une SARL à associé unique, souvent au régime TNS

L’Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée est la forme unipersonnelle de la SARL. Le gérant associé unique relève du régime des travailleurs non salariés (TNS), dont les cotisations pèsent environ 44 % de la rémunération. C’est nettement moins qu’en SASU, mais la protection sociale est plus faible, notamment sur les indemnités journalières et la retraite complémentaire.

L’EURL peut opter pour l’impôt sur le revenu (IR) par défaut ou l’impôt sur les sociétés (IS). L’option à l’IS permet, comme en SASU, de distribuer des dividendes — mais attention : la fraction de dividendes dépassant 10 % du capital social + primes d’émission + compte courant d’associé est soumise aux cotisations TNS, ce qui réduit fortement l’intérêt fiscal par rapport à la SASU.

Combien coûte vraiment chaque statut en 2026 ?

Réponse directe : en portage salarial, le coût est intégralement intégré aux frais de gestion et aux cotisations (aucun frais fixe supplémentaire). En SASU, comptez 250 à 500 € de création plus 2 000 à 5 000 € d’expert-comptable par an. En EURL, le profil est proche de celui de la SASU pour les frais administratifs, mais avec des charges sociales plus faibles grâce au régime TNS.

Charges sociales comparées : portage, SASU, EURL

Statut Régime social Taux effectif de cotisations Assurance chômage
Portage salarial Régime général (salarié) ≈ 45 % du CA HT en cotisations + frais de gestion Oui
SASU (président rémunéré) Régime général (assimilé salarié) ≈ 82 % du salaire net (patronales + salariales) Non
EURL (gérant associé unique) TNS ≈ 44 % de la rémunération Non

Attention à la lecture : les 82 % de la SASU s’appliquent au salaire du président versé, tandis que les 44 % de l’EURL s’appliquent à la rémunération TNS. Les dividendes, eux, ne supportent que la flat tax en SASU, mais sont partiellement soumis aux cotisations TNS en EURL. C’est cette différence qui explique les écarts de revenu net à CA identique.

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Coût de création et de gestion annuelle

Poste Portage salarial SASU EURL
Frais de création 0 € 250 à 500 € 200 à 400 €
Capital social minimum Sans objet 1 € (en pratique 1 000 € recommandé) 1 €
Expert-comptable annuel Aucun 2 000 à 5 000 € 1 500 à 3 500 €
Frais de gestion société de portage 3 à 12 % du CA HT Sans objet Sans objet
Compte bancaire pro Non requis Obligatoire Obligatoire

Sur 90 000 € de CA, les frais fixes non sociaux d’une SASU (création, expert-comptable, annonces légales, outils) représentent 2 500 à 5 500 € par an, là où le portage intègre tout dans les frais de gestion.

Quel statut rapporte le plus net ? Simulation aux trois niveaux de CA

Réponse directe : sous 60 000 € de CA, le portage offre un revenu net proche de celui de la SASU tout en garantissant les droits au chômage. Entre 60 000 et 100 000 €, l’EURL peut dépasser le portage si vous n’avez pas besoin de chômage. Au-delà de 100 000 € avec une trajectoire de revenus stable, la SASU avec stratégie dividendes devient souvent la plus rentable — mais expose davantage en cas de coup dur.

CA 60 000 € (TJM ≈ 275 € sur 218 jours) : le portage reste souvent gagnant

Statut Revenu net annuel estimé Chômage Complexité admin.
Portage salarial (50 % restitution) ≈ 30 000 € Oui Très faible
SASU (salaire SMIC + dividendes) ≈ 32 000 à 34 000 € Non Forte
EURL à l’IR ≈ 33 000 € Non Moyenne

L’écart en faveur de la SASU ou de l’EURL reste modeste (2 000 à 4 000 € par an), insuffisant pour compenser la perte des droits au chômage et la charge administrative quand on démarre. Le portage est souvent préférable à ce niveau de CA.

CA 90 000 € (TJM ≈ 415 €) : l’arbitrage se resserre

Statut Revenu net annuel estimé Chômage Fiche de paie pour crédit immobilier
Portage salarial (50 % restitution) ≈ 45 000 € Oui Oui, acceptée par les banques
SASU (SMIC + dividendes) ≈ 50 000 à 53 000 € Non Limitée (bulletin ≈ 1 400 €/mois)
EURL à l’IS (65 % salaire + dividendes) ≈ 48 000 à 51 000 € Non Oui

À ce niveau, l’écart atteint 5 000 à 8 000 € par an en faveur des sociétés. Mais deux paramètres cachés pèsent : la stratégie SMIC + dividendes en SASU fragilise votre dossier de prêt immobilier (bulletin de paie très bas) et réduit vos droits retraite. En portage, le bulletin reflète votre revenu réel et l’assurance chômage reste une protection majeure en cas de fin de mission.

CA 120 000 € (TJM ≈ 550 €) et plus : la SASU peut prendre l’avantage

Statut Revenu net annuel estimé Trésorerie accumulable dans la structure
Portage salarial (50 % restitution) ≈ 60 000 € Non
SASU (SMIC + gros dividendes) ≈ 68 000 à 72 000 € Oui (IS à 15 % jusqu’à 42 500 € de bénéfice)
EURL à l’IS ≈ 62 000 à 66 000 € Oui, mais dividendes partiellement en TNS

À 120 000 € de CA stable sur plusieurs années, la SASU avec stratégie dividendes peut générer 8 000 à 12 000 € nets de plus par an qu’en portage. C’est le seuil au-delà duquel l’arbitrage bascule mécaniquement — à condition d’avoir une visibilité réelle sur la suite, car perdre une grosse mission en SASU signifie rester sans revenu ni indemnités.

Les simulations ci-dessus sont indicatives, basées sur des barèmes 2026 simplifiés pour une personne seule sans frais réels significatifs. Votre situation personnelle (nombre de parts fiscales, frais professionnels, autres revenus) peut modifier sensiblement le calcul : un arbitrage définitif mérite une étude chiffrée avec un expert-comptable.

Quelle protection sociale offre chaque statut ?

Réponse directe : le portage salarial est le seul statut indépendant qui ouvre droit à l’assurance chômage (ARE). La SASU rattache son président au régime général sans cotisation chômage. L’EURL relève du régime TNS, avec une protection plus limitée que le régime général.

Le consultant en portage cotise à l’ensemble des branches du régime général : maladie, maternité, retraite de base, retraite complémentaire Agirc-Arrco, prévoyance cadre, et assurance chômage. En cas de fin de mission sans relais, il perçoit des allocations ARE comme un salarié classique. Ce filet de sécurité est absent des trois autres statuts indépendants.

En SASU, le président assimilé salarié bénéficie d’une couverture maladie et retraite alignée sur celle d’un cadre, sauf sur deux points : pas de chômage, et la stratégie dividendes réduit les droits retraite futurs puisque seul le salaire cotise. En EURL, le gérant TNS cotise à la Sécurité sociale des indépendants, avec des indemnités journalières moins généreuses et une retraite complémentaire CIPAV ou SSI selon l’activité.

Pour approfondir les autres dimensions du portage (congés payés, arrêt maladie, formation), consultez notre guide sur les avantages et inconvénients du portage salarial.

Quelle charge administrative devez-vous prévoir ?

Réponse directe : le portage salarial externalise 100 % de l’administratif vers la société de portage. La SASU et l’EURL impliquent une comptabilité complète, une liasse fiscale annuelle, un dépôt des comptes à l’Infogreffe et, en pratique, un expert-comptable.

Voici ce que chaque statut impose concrètement chaque année :

  • Portage salarial : aucune obligation administrative de votre côté. Vous signez un contrat de travail, transmettez vos comptes-rendus d’activité, et recevez votre bulletin de paie mensuel.
  • SASU : comptabilité en partie double, bilan annuel, liasse fiscale (IS), DSN mensuelle pour la paie du président, assemblée générale annuelle, dépôt des comptes à l’Infogreffe, suivi URSSAF. Compter 5 à 10 heures par mois pour la gestion, même avec un expert-comptable.
  • EURL : obligations similaires à la SASU, avec en plus le suivi des cotisations TNS (déclarations trimestrielles ou mensuelles URSSAF et RSI/SSI). Moins lourd sur la paie mais plus lourd sur le suivi des cotisations.

En portage, la seule contrepartie est d’accepter le prélèvement des frais de gestion — mais pour les profils qui veulent se concentrer à 100 % sur leurs missions, c’est une économie de temps équivalente à 1 à 2 jours facturables par mois.

Quel statut choisir selon votre profil et vos objectifs ?

Il n’existe pas de réponse universelle. Voici quatre profils types et l’arbitrage qui leur correspond dans la majorité des cas.

Vous démarrez ou testez une nouvelle activité

Recommandation : portage salarial ou micro-entreprise. Vous n’avez pas de visibilité suffisante sur votre CA futur, vous avez besoin de protection en cas d’échec, et vous ne voulez pas investir dans une structure juridique. Le portage permet de démarrer en 48 heures, de tester votre marché sans risque, et de basculer plus tard en SASU ou EURL si l’activité décolle. En deçà de 77 700 € de CA annuel, la micro-entreprise peut aussi être pertinente, avec un abattement forfaitaire de 34 % en BNC (services intellectuels).

Vous sortez d’un CDI avec des droits ARE

Recommandation : portage salarial en priorité. Votre fiche de paie continue, vous conservez vos droits ARE en cas de fin de mission, et la convention collective IDCC 3219 garantit un salaire plancher mensuel de 1 987 € brut. L’alternative SASU avec maintien de l’ARE (président non rémunéré + dividendes) est techniquement possible mais fragile juridiquement et limitée dans le temps. Le portage est plus sûr pour préserver votre parcours social.

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Vous avez un CA élevé et stable supérieur à 100 000 €

Recommandation : SASU ou EURL à l’IS. L’écart de revenu net avec le portage devient significatif (8 000 à 12 000 € par an minimum) et vous pouvez accumuler de la trésorerie dans la société pour investir, constituer une holding, ou préparer la suite. La SASU est préférée pour la stratégie dividendes (pas de cotisations sociales sur les dividendes), l’EURL pour la simplicité et les cotisations plus basses sur le salaire.

Vous visez une stratégie patrimoniale à long terme

Recommandation : SASU. Seule structure permettant de distribuer des dividendes sans cotisations sociales, d’accueillir des associés facilement (transformation simple en SAS), et de constituer une holding. Si votre horizon dépasse 5 ans avec des projets de croissance, la SASU est le véhicule le plus flexible. Le portage, à l’inverse, ne permet aucune capitalisation : tout est versé chaque mois en salaire.

Peut-on cumuler portage salarial et SASU ou EURL ?

Réponse directe : oui, le cumul est légal et fréquent. Le statut de salarié porté vous permet de cumuler plusieurs activités comme n’importe quel salarié, y compris diriger une SASU ou une EURL en parallèle.

Ce cumul est pratiqué dans plusieurs cas : tester une activité secondaire sans mettre en péril son portage principal, isoler certaines missions atypiques dans sa société, ou piloter un projet de croissance via la société tout en conservant la sécurité du portage. Attention toutefois aux clauses de non-concurrence qui peuvent figurer dans votre contrat de portage, et à l’impact fiscal du cumul (les revenus s’additionnent pour le calcul de l’impôt sur le revenu).

Comment basculer d’un statut à un autre ?

Réponse directe : le passage du portage vers la SASU ou l’EURL est simple puisqu’il suffit de créer la société puis de résilier le contrat de portage. Le passage inverse, de SASU ou EURL vers le portage, implique de mettre la société en sommeil ou de la dissoudre.

En pratique, le mouvement le plus fréquent est portage → SASU/EURL une fois que l’activité a fait ses preuves : on démarre en portage pour sécuriser les premiers mois, puis on crée la société quand le CA dépasse 90 000 à 100 000 € de façon stable. Le mouvement inverse, SASU/EURL → portage, intervient souvent après une mauvaise expérience (charge administrative, stress, isolement) ou dans le cadre d’une reconversion. Pour le portage, les étapes de démarrage peuvent être bouclées en moins d’une semaine.

Le passage SASU ↔ EURL est également simple : une modification des statuts, une annonce légale, un dépôt au greffe, et 500 à 1 500 € de frais. Les deux structures sont proches juridiquement.

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FAQ : vos questions sur le choix entre portage salarial, SASU et EURL

Quel statut offre le meilleur salaire net ?

Cela dépend du niveau de chiffre d’affaires. Sous 60 000 € de CA, les trois statuts sont proches à 2 000-4 000 € près. À 90 000 €, la SASU et l’EURL dégagent 5 000 à 8 000 € de plus que le portage. Au-delà de 120 000 €, la SASU avec stratégie dividendes peut dépasser le portage de 8 000 à 12 000 € nets annuels. Mais ces écarts ne prennent pas en compte les droits au chômage, la charge administrative, ni les frais d’expert-comptable.

Le portage salarial donne-t-il droit au chômage ?

Oui. Le portage salarial est le seul statut indépendant qui ouvre droit aux allocations chômage (ARE), dans les mêmes conditions qu’un salarié classique. Ni la SASU ni l’EURL ne cotisent à l’assurance chômage pour leur dirigeant. C’est l’un des avantages structurels majeurs du portage, particulièrement en sortie de CDI.

Quelles sont les charges sociales en SASU en 2026 ?

En SASU, le président rémunéré supporte environ 82 % de cotisations sociales sur son salaire net (54 % de charges patronales + 28 % de charges salariales). Les dividendes, eux, ne supportent pas de cotisations sociales mais sont soumis au prélèvement forfaitaire unique à 31,4 % en 2026 (impôt + prélèvements sociaux à 18,6 %).

L’EURL est-elle vraiment moins chère que la SASU en charges sociales ?

Oui, sur le salaire du gérant. Le régime TNS de l’EURL applique environ 44 % de cotisations sur la rémunération, contre environ 82 % en SASU. L’écart est donc significatif. Mais la SASU permet de distribuer des dividendes sans cotisations sociales, ce qui rééquilibre le calcul au-delà de 100 000 € de CA avec une stratégie SMIC + dividendes. L’EURL à l’IS soumet la fraction de dividendes excédant 10 % du capital aux cotisations TNS, ce qui limite la stratégie.

Peut-on passer du portage salarial à la SASU sans problème ?

Oui. Il suffit de créer la SASU (formalités en ligne, 250 à 500 €, 2 à 4 semaines) puis de résilier votre contrat de portage selon le préavis prévu. La bascule est très fréquente quand le CA dépasse 90 000 à 100 000 € de façon stable. L’inverse (SASU vers portage) est aussi possible mais implique de mettre la société en sommeil ou de la dissoudre.

Quel statut permet le mieux d’obtenir un prêt immobilier ?

Le portage salarial, sans ambiguïté. Les banques apprécient le bulletin de paie mensuel, le CDI (lorsqu’il est signé), l’ancienneté dans la société de portage et la convention collective IDCC 3219. En SASU avec stratégie SMIC + dividendes, le bulletin affiche environ 1 400 €/mois : les banques n’intègrent pas les dividendes dans leur capacité d’emprunt, ce qui plafonne votre prêt. En EURL, le revenu TNS est pris en compte mais avec exigence de 2 à 3 bilans.

Et la micro-entreprise dans tout ça ?

La micro-entreprise reste pertinente sous 77 700 € de CA annuel pour les prestations de services (seuil 2026). Elle offre une grande simplicité et des cotisations forfaitaires basses, mais aucune protection chômage et une couverture santé/retraite réduite. Au-delà du seuil ou si vous avez besoin de cotiser au régime général, le portage devient plus protecteur. Voir notre comparatif détaillé entre auto-entrepreneur et portage salarial.

Ce qu’il faut retenir pour choisir entre portage, SASU et EURL

Les trois statuts couvrent des logiques différentes, pas des niveaux de qualité différents. Le portage salarial est le choix rationnel quand la priorité est la sécurité, la simplicité et la préservation des droits au chômage. La SASU devient pertinente au-delà de 100 000 € de CA stable avec un objectif de stratégie dividendes ou patrimoniale. L’EURL est un compromis entre les deux, avec des charges sociales TNS plus basses qu’en SASU mais une protection sociale plus limitée.

Avant de trancher, posez-vous trois questions : quel est votre CA prévisible sur les 12 prochains mois, avez-vous besoin des droits au chômage, et quelle charge administrative êtes-vous prêt à accepter ? La réponse à ces trois questions suffit dans la plupart des cas à orienter le choix. Et rien ne vous empêche de démarrer en portage puis de basculer en SASU ou EURL une fois l’activité stabilisée : c’est le parcours le plus fréquent chez les consultants à TJM élevé.

Sources officielles consultées

Rédigé par Jean Philippe Daulaud
Consultant en portage salarial de 2018 à 2020 chez Cadres en mission pour le compte du groupe Accor, Jean-Philippe Daulaud a accompagné des centaines de freelances dans leur choix de société de portage salarial. Il a fondé meilleur-portage.fr et misterportage.fr pour apporter une comparaison indépendante et transparente du marché.